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En bordure de la nationale, on aperçoit un buste érigé (1916) à la gloire du célèbre navigateur, ainsi que de modestes témoins de l'histoire : deux ancres marines et quelques canons.
A l'époque l'île est peuplée par des indiens Caraïbes, et si dans un premier temps la cohabitation est limite « supportable » (oui?parce que c'était quand même des cannibales !), le climat va peu à peu se détériorer. Les colons sont alors violemment chassés par les indigènes.
Des pétroglyphes découverts dans les rivières de Pérou (H : 90 cm) et
Bananier (l : 70 cm) attestent de la présence de ces Amérindiens.
Après de nombreux échecs de la colonisation espagnole, Charles Liénard de l'Olive et Jean du Plessis, vont s'installer définitivement en Guadeloupe pour le compte de la France. Ce renouveau marque la fin des indiens Caraïbes mais aussi l'arrivée massive d'une population servile : les esclaves africains.
Dès le début de la colonisation française la canne à sucre est cultivée et Capesterre n'y échappe pas.
Non loin de l'ancienne demeure de Saint John Perse -Habitation Bois Debout- se trouve le
Cimetière des Esclaves. Ces quelques tombes sans noms présentent la particularité d'être orientée la tête en direction de l'Afrique.
En pénétrant les lieux, une inscription vous invite à honorer et respecter la mémoire des esclaves. Frissons garantis !
Depuis l'abolition de l'esclavage en 1848, de nombreux travailleurs dits travailleurs libres, furent recrutés en tant que salariés agricoles. Leurs origines se partageaient entre Calcutta et
Pondichéry. Il était convenu qu'à l'issue de leur contrat, ils retourneraient chez eux, mais nombreux sont ceux qui restèrent sur place faute de transport.
Le Temple de Changy, en bordure de la RN1 est un haut lieu important du culte hindouiste. Il témoigne de la volonté qu'à ce peuple, de conserver son identité et sa culture. Attention, bien que très attractif avec ses statuettes colorées, n'y rentre pas qui veut !
La disparition presque complète du sucre caractérise la ville et sa région depuis 1945. Actuellement, de grandes
Bananeraies occupent le paysage. Capesterre Belle-Eau fourni plus de la moitié de la production bananière de la Guadeloupe !
Généralement, quand on se rend dans cette commune, on ne peut s'empêcher de faire une halte au niveau de la
Cassaverie. Produites de manière artisanale, ces tortillas de manioc le plus souvent fourrées à la confiture de coco est un art culinaire hérité des amérindiens. Rapide à manger, une bonne cassave requiert une préparation longue et minutieuse
comme vous pourrez vous en rendre compte sur place !
La farine de manioc, excellent coupe faim, trouve sa place parmi nos plats. Elle rentre notamment dans la composition du
féroce d'avocat.
Outre sa Cassaverie, ce qui fait la renommée de Capesterre, ce sont ses nombreux cours d'eaux et ses chutes, dont la plus spectaculaire,
la troisième chute du carbet attire des visiteurs du monde entier. Cette agréable promenade d'une heure trente, avec son lot de sensations fortes (rocher glissants, pont qui tangue, flore et faune atypiques?) vous laissera à coup sûr, de doux souvenirs.
Plage de Roseau
A faire : Acheter sur le bord de la route près des étales à poissons, des burgots, des palourdes, et des crabes. Ces produits présentent l'avantage d'être de très bonne qualité et nettement en-dessous des prix pratiqués ailleurs.
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