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Crédit photo : MEDIA-CORTEX
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Les dispositifs mis en place par le gouvernement afin de faire face à la
crise financière sont dits opérationnels en Guadeloupe dans ces quatre
volets :
- le plan de refinancement des banques, qui mobilise 360 milliards
d'euros de garanties accordées par l'Etat, leur permet de poursuivre leurs
activités de prêts aux entreprises, aux collectivités et aux ménages ;
- le plan de soutien aux PME qui mobilise 22 milliards distribués soit par
les réseaux bancaires (17 milliards) soit par OSEO (5 milliards) qui en
Guadeloupe est représenté par l'AFD. Le Président de la République a par
ailleurs annoncé l'exonération immédiate et totale de la taxe
professionnelle sur les nouveaux investissements des entreprises réalisés
jusqu'au 31 décembre 2009 ;
- une enveloppe de 5 milliards d'euros consacrée au refinancement des
investissements des collectivités locales, distribuée par la caisse des
dépôts et les réseaux bancaires ;
- enfin, le gouvernement a décidé d'accélérer la mise en place du pôle
emploi issu de la fusion ANPE/ASSEDIC et d'augmenter le nombre de
contrats aidés dans le budget 2009 en le portant à 330 000.
Voila toutes les apparentes bonnes nouvelles qu'avait à communiquer le
préfet Emmanuel Berthier, qui a présidé une réunion, ce mercredi 5
novembre, à Basse-Terre, sur le dispositif de financement de l'économie,
en présence du trésorier payeur général, du directeur régional d'EDF et
des directeurs régionaux de l'IEDOM, de la Caisse des dépôts et
consignations (CDC) et de l'Agence française de développement (AFD).
L'ensemble des banques et assurances, ainsi que les présidents des
collectivités régionale et départementale, les présidents des chambres
consulaires et les représentants des organisations patronales étaient
convié.
Selon les banques locales, faisant état de leur bilan, un ralentissement a
pu être observé, mais l'activité en général reste en hausse par rapport à
l'année dernière.
En revanche, pour Willy Angèle, président du MEDEF Guadeloupe, la crise
financière est déjà là.
Les bilans du jour, reposant sur des statistiques d'avant crise, ne reflètent
pas la situation du moment.
Des inquiétudes ont été exprimées à propos des secteurs du tourisme, de
l'artisanat ou encore du BTP.
Par ailleurs, de nombreux projets d'investissement ont été retardés et les
chiffres du chômage restent préoccupants.
Le préfet a annoncé que l'évolution de la conjoncture va faire l'objet d'un
suivi très attentif, notamment dans les domaines du tourisme, du
transport aérien, de la construction de logements et l'acquisition de
véhicules.
MEDIA-CORTEX
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