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Dans le cadre de la journée de mobilisation nationale de la fonction publique,
l'objectif des manifestants était de dénoncer ce qu'ils appellent le
«démantèlement du service public».
Selon eux, à force de vouloir faire des économies, le gouvernement met en péril
la qualité du service à fournir, notamment par le biais de suppressions de postes.
Le gouvernement prévoyant de ne pas remplacer 1 fonctionnaire sur 2 partant à
la retraite, d'ici 2012, ce seraient 160 000 postes qui disparaitraient, selon
l'intersyndicale, dont 80 000 emplois d'enseignants.
Par ailleurs, les prix s'envolent, mais pas les salaires, alors que le Président de la
République avait annoncé qu'il ferait en sorte d'améliorer le pouvoir d'achat des
travailleurs.
Autres motifs à la colère des grévistes : la remise en question de la garantie de
l'emploi des fonctionnaires, l'institution du service minimum en cas de grève, ou
encore la durée de cotisation pour la retraite, qui devrait passer à 41 annuités au
lieu de 40 actuellement.
Malgré tout, localement, le mouvement a été peu suivi : de toutes les
administrations, les employés d'éducation nationale étaient les plus mobilisés.
Rassemblés ce matin devant le centre culturel Rémy Nainsouta, à Pointe-à-Pitre,
ils ont lancé une opération escargot qui les a menés jusqu'à la préfecture de
Basse-Terre.
En fait, la communication en vue d'organiser cette journée de mobilisation a été
difficile. Au sortir des vacances de la pentecôte, les établissements du secondaire
n'ont rouvert leurs portes qu'hier et les écoles élémentaires, qu'aujourd'hui, ce
qui a laissé peu de temps pour la concertation.
C'est ainsi que les élèves se sont retrouvés nombreux sur leurs bancs d'école,
sans compter que pour beaucoup, c'était jour d'examen !
Pour leur part, les parents d'élèves des deux fédérations (FAPEG et FCPE) ne se
sont pas joints aux enseignants grévistes, souhaitant privilégier, désormais,
d'autres formes de revendications.
Tout de même, chacun affirme ne pas en rester là.
Un porte-parole de l'intersyndicale, Jean-Joël Simion, directeur d'école, qui se
trouvait parmi les grévistes, explique que si ce n'est pas la rue qui gouverne,
comme l'avait un jour annoncé Jean-Pierre Raffarin, le gouvernement ne pourra
pas éternellement avancer, sans tenir compte de la rue mobilisée et qui
s'exprime...
MEDIA-CORTEX
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