Jacques Gillot, avocat des collectivités locales au Sénat
Dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances pour 2009, le
sénateur de Guadeloupe Jacques Gillot a pris la parole au Sénat.
Crédit photo : MEDIA-CORTEX
L'objectif de Jacques Gillot, qui est intervenu mardi 25 novembre dans
l'hémicycle du Palais du Luxembourg, était de défendre les intérêts des
collectivités locales, dont il considère les marges de manoeuvre de plus en
plus réduites.
Le Sénat examinait hier le projet de loi de finances pour 2009.
Selon le sénateur de Guadeloupe, le contrat de stabilité et de croissance
qui prévalait jusqu'alors dans les relations entre l'Etat et les collectivités
locales y est durablement remis en cause.
D'une part, le membre de l'opposition gouvernementale met en cause le
recul de la dotation globale de fonctionnement (DGF), indexée sur une
inflation sous-évaluée (2% au lieu de 3%) ; il demande à ce qu'une
variable d'ajustement soit introduite dans le calcul de la DGF.
Par ailleurs, il considère comme une mesure inappropriée le plafonnement
du fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA), qui
de surcroît n'est plus une enveloppe à part entière.
Celui qui est aussi le président du conseil général de Guadeloupe a aussi
appelé le gouvernement à pérenniser le fonds de mobilisation
départementale pour l'insertion.
Ce fonds compense partiellement la charge du RMI, dont 60 millions
d'euros sont non compensés depuis 2004 en Guadeloupe.
Pour finir, le sénateur s'est attelé à demander que soit «mis un terme
aux ponctions disproportionnées et abusives régulièrement opérées sur la
DGF et la DGD (dotation générale de décentralisation) du conseil
général, pour alimenter le fonds de compensation des transferts de
compétences opérés vers les nouvelles collectivités de Saint-Martin et
Saint-Barthélemy».