Le conseil général à l'heure des restrictions budgétaires
Les orientations budgétaires pour l'année 2009 ont constitué l'unique point de l'ordre du jour de la séance plénière du conseil général, qui s'est tenue vendredi après-midi.
Avant le vote du budget du conseil général, les élus ont donc défini les priorités de leur action : favoriser l'accueil des jeunes enfants en soutenant les crèches, améliorer la prise en charge des jeunes et l'accompagnement des personnes âgées
Le président de la collectivité départementale, Jacques Gillot, n'a pas manqué de préciser que ce budget sera établi dans un contexte de crise financière internationale qui risque d'être suivi d'une crise économique et sociale. Il a aussi souligné la volonté de l'Etat de se désengager des politiques, mais aussi l'obligation de restituer à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy une partie des impôts collectés, à hauteur de 16,4 millions d'euros, d'où une diminution des ressources. Par ailleurs, le Département ne percevra pas les 58 millions d'euros d'arriérés dus par l'Etat sur l'allocation personnalisée d'autonomie pour les années 2004 et 2006.
Des incertitudes planent aussi à propos de la réforme de taxe professionnelle et de l'application du revenu de solidarité active.
Compte tenu de ces éléments, le budget sera « contraint » selon Jacques Gillot, mais aussi « volontariste » et « responsable ». Il devrait être d'environ 630 millions d'euros dont 100 millions d'euros, au minimum, seront consacrés à l'investissement.
Parmi les actions envisagées figure la proclamation de 2009 année de la famille guadeloupéenne.