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Crédit photo : MEDIA-CORTEX
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Selon son co-secrétaire départemental Jean-Noël Grandvillemin, les enseignants subissent, comme les autres catégories professionnelles, à des degrés divers, ce surcoût lié à leurs trajets, notamment : pour se rendre sur leur lieu de travail, parfois très éloigné en raison des affectations qui ne peuvent pas tenir compte pour tous de leur adresse personnelle ; dans le cadre de leur mission (titulaires remplaçants) alors que les indemnités liées à ces déplacements ne sont pas réévaluées en fonction des prix des carburants ; à l'intérieur de leur zone d'intervention (membres des RASED, animateurs, postes fractionnés, conseillers pédagogiques) alors qu'ils ne sont absolument pas défrayés pour ces déplacements.
Le SNUipp-Guyane estime que les prix des carburants doivent être, ?au même titre que celui de l'électricité, du gaz, du transport, le même sur tout le territoire national. Si un retard en infrastructures doit être rattrapé, c'est à la solidarité nationale d'y faire face. Les habitants de Guyane n'ont pas à être soumis à une double peine : investissement insuffisant de l'Etat dans ce département et surtaxation pour combler le retard accumulé?.
Par ailleurs, le SNUipp-Guyane se dit très inquiet de la réponse apportée par Yves Jégo, qui consiste en l'envoi d'une mission interministérielle. Le syndicat estime ?par expérience, que c'est une des méthodes préférées du secrétaire d'Etat à l'outre-mer pour laisser s'enliser un conflit?, en référence à la grève dans l'enseignement du mois de mai dernier.
MEDIA-CORTEX
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