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Crédit photo : MEDIA-CORTEX
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Les représentants du MEDEF Martinique, accompagnés d'une délégation de
socioprofessionnels ont rendu ce mercredi matin au préfet de l'île, Ange
Mancini, un manifeste exigeant plus de clarté sur la loi programme pour
le développement économique de l'outre-mer, LODEOM. Ils réclament
vivement du secrétaire d'Etat à l'outre-mer Yves Jego une modification de
ce texte de loi qu'ils jugent encore trop imprécis.
La création de la zone franche globale d'activité, point essentiel de la
future loi, qui prévoit la réduction des charges fiscales pour certains
secteurs industriels, ne serait pas en mesure de répondre aux spécificités
du tissu économique ultramarin. Il faut savoir que ce dernier est composé
de 80% de PME principalement axées sur l'artisanat. Ces entreprises se
verraient écartées du dispositif de réductions fiscales. Ils dénoncent
également un manque de visibilité sur le système d'exonération des
charges sociales.
Le manque de clarté du texte de LODEOM n'est en rien rassurant pour les
socioprofessionnels ultramarins. Patrick Lecurieux Durival, président du
MEDEF Martinique, se dit extrêmement inquiet quant à l'avenir
économique de la Martinique. Du fait de cette absence totale de visibilité,
l'économie locale tourne aujourd'hui au ralenti. Plusieurs entreprises,
principalement du secteur du BTP, prépareraient actuellement des dossiers
de licenciements. La crainte partagée de tous est la mort économique de
la Martinique. Les représentants des organisations socioprofessionnelles
ultramarines, se rendent, demain jeudi, à Paris pour une réunion
interparlementaire où il sera question de la "défense de l'économie en
outre-mer".
MEDIA-CORTEX
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