Les représentants syndicaux des autocaristes de Martinique sont montés au
créneau pour dénoncer des conditions de travail qu'ils jugent dangereuses.
Crédit photo : MEDIA-CORTEX
Les chauffeurs du réseau de bus interurbain se disent à bout. Ils n'en
peuvent plus d'exercer leur profession dans des conditions de travail qu'ils
jugent désastreuses : des horaires distendus, qui induisent souvent des
journées de plus de quatorze heures ; du matériel défectueux ; près d'un
quart des autocars auraient des problèmes au niveau du verrouillage des
portes d'entrée et de sortie.
Ils dénoncent également : l'obligation qui leur est faite d'établir leur
service sans utiliser la climatisation dans le but de faire des économies
d'essence ; des licenciements abusifs, qui provoquent stress et angoisse
quant à la pérennisation de leurs emplois au sein de l'entreprise. Mais
par-dessus tout, ils dénoncent les problèmes d'insécurité auxquels ils sont
confrontés quotidiennement : insultes régulières des autres automobilistes
; agressions physiques et verbales des passagers, comme, lors de la
dernière rentrée scolaire où un homme, sortant à peine d'une garde à
vue, avait menacé d'une arme blanche un chauffeur, qui lui avait réclamé
son titre de transport.
A ce jour, aucune mesure visant à les protéger dans l'exercice de leurs
fonctions n'a été prise. Les représentants syndicaux des chauffeurs
exhortent les élus de la communauté d'agglomération du centre de la
Martinique (CACEM) à prendre leurs responsabilités. Les promesses faites,
selon eux, à ce sujet, par les dirigeants du réseau de bus interurbain
n'étant pas respectées, ils exigent aujourd'hui de leur part un passage à
l'acte.