Maladies mentales : manque de structure et de personnel
Vendredi, Christian Ursulet, directeur de la DSDS Martinique, a mis en
exergue, à l'occasion de la journée mondiale de la santé mentale et des
troubles psychiques, le problème d'accueil des malades en Martinique.
Crédit photo : MEDIA-CORTEX
C'est le problème de l'hospitalisation des malades qui a surtout été mis
en lumière hier vendredi 10 octobre lors la journée mondiale de la santé
mentale et de la maladie psychique. En Martinique, 271 personnes
seraient hospitalisées. Or, seule une centaine de ces malades sont
véritablement atteints de troubles psychiatriques sérieux. Les pathologies
les plus rencontrées sont la schizophrénie et les troubles bipolaires. Le
personnel, en sous-effectif, accorde le plus clair de son temps à
l'encadrement de ces malades.
C'est la raison pour laquelle une antenne de l'hôpital psychiatrique,
exclusivement réservée aux maladies légères, ouvrira ses portes d'ici
quelques mois au Morne-Vert, en dépit du refus des habitants de la
commune. La direction de la santé et du développement social a donc
profité de la journée nationale de la santé mentale et des maladies
psychiques pour rassurer les Verdimornais quant à l'absence de danger
encouru par l'arrivée de cette nouvelle structure dans leur commune.
Le centre accueillera principalement des patients dépressifs en situation
de grande précarité. Autre point soulevé lors de cette journée, le manque
de personnel formé à l'encadrement des malades atteints de pathologies
psychiatriques. La Martinique aurait besoin de 401 postes pour aider à
transformer le regard porté sur la maladie mentale. 12 000 personnes en
souffriraient dans le département.