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Crédit photo : MEDIA-CORTEX
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Jeudi 27 novembre, la cour d'appel de Basse-Terre a mis en délibéré
l'affaire Hector Choisi, afin que soit décidée ou non la tenue d'une
instruction.
L'avocat général est donc allé dans le sens des défenseurs de l'agent de
l'éducation nationale, qui se dit victime de brutalités.
Le dimanche 8 février 2004, les gendarmes l'avaient appréhendé alors
qu'il revenait de sa pêche de nuit à Saint-Félix, au Gosier.
Selon les dires du plaignant, les forces de l'ordre auraient prétendu l'avoir
confondu avec quelqu'un d'autre, prétexte avancé pour justifier qu'il soit
malmené.
Hector Choisi n'a jamais été entendu.
Ses présumés assaillants, qui entre temps ont été mutés dans l'hexagone,
non plus.
Ils n'ont pas été confrontés.
La plainte a été rejetée en première instance.
Les choses ont commencé à bouger quand le comité Lefort (association
de lutte contre le racisme et l'humiliation) et son collectif d'avocats se
sont saisis de l'affaire.
Encore hier, ils avaient organisé une manifestation de soutien et
d'information devant le tribunal de Basse-Terre.
Après les débats, à la sortie du palais de justice, moment d'émotion pour
Hector Choisi.
L'homme, frustré et choqué, qui a pendant 4 ans interpellé par courrier le
procureur de la République, le préfet, le sous-préfet et des élus, toujours
trouvant portes closes, ne demande qu'une chose : retrouver sa dignité.
MEDIA-CORTEX
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