|







|
|
|
Crédit photo : MEDIA-CORTEX
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
| |
|
|
Le discours à destination des Pointois et des usagers de la zone urbaine,
tenu par Harry Durimel, conseiller municipal de la ville de
Pointe-à-Pitre, délégué à l'environnement, était assez virulent, mais
l'important pour ce militant écologique du groupe Oxygène est de régler
le problème des déchets.
La collectivité doit en gérer 400 tonnes par an.
Les choix de consommation de chacun sont donc déterminants.
Rencontre avec Harry Durimel, sur le stand de l'opération
Sa'w jété, sé sa'w ka rékolté !, dans le quartier de
l'Assainissement ce mercredi 26 novembre :
H. D. : «Le stand itinérant de la ville de Pointe-à-Pitre, qui participe
cette année pour la première fois à la semaine nationale de réduction des
déchets, est une campagne citoyenne qui vise à sensibiliser la population
sur le rôle qu'elle peut jouer dans la politique des déchets».
Impossible de se contenter d'attendre sur autrui, chaucun doit
s'impliquer :
H.D.: «Pendant longtemps on s'en est remis aux élus, à la municipalité.
Or, les uns et les autres se plaignent en disant que Pointe-à-Pitre est
sale, Ka yo ka fè ? Ka la komin ka fè ? Ka la vil ka fè ? Ka mè-la ka
fè ?. . . et on est dans une position d'attente de solutions venant de la
municipalité, ou venant du ciel. On est un peu enclin à compter sur
l'autre, et ce même état d'esprit conduit à enlever de chez nous une
vieille cuisinière et à aller la jeter ailleurs, plus loin, à quelques mètres. . .
a pa pwoblèm an nou ankò sé pwoblèm a mè-la. Alors cette
semaine vise à faire prendre conscience à chacun qu'il est producteur de
déchets, é zodi-la ou pa enmé-la, déchè-la ou pa enmé-la, sé nou
chak ka produi-y. C'est par notre propre comportement que l'on
génère les déchets qui nous nuisent. Donc, nous avons la possibilité
d'influer sur le volume de déchets, jizman a déchè-la sé nou ki mèt-
ay».
Après les usagers, la ville prendra le relais :
H. D. : «Nous consommateurs, nous entreprises, nous commerçants, c'est
nous qui produisons les déchets, c'est nous qui avons prise sur le volume
de déchets que nous confions à la municipalité. C'est l'obligation de la
municipalité de collecter et de traiter lesdits déchets. Donc, c'est une
opération qui implique deux parties. Il n'y a pas que ka mè-la ka fè ?
, il y a aussi ka vou ou ka fè ?».
La ville, difficile à maintenir propre :
H. D. : «Chacun a son rôle à jouer. Il arrive que la ville soit nettoyée, par
nos amis, nos voisins, nos parents, des boueurs, ou encore des employés
du service de voirie, etc. Donc il arrive que ce soit propre. Mais, dix
minutes après, il arrive que ce soit à nouveau sale, pas on moun
chaviré on poubel, oben on moun pasé é kanèt ay, ou on mouchwa, é
jété'y atèla. . . a pa problèm-ay, sé pwoblèm a mè-la».
En définitive, un objectif :
H. D. : «Nous allons régler le problème de la propreté et des déchets en
faisant chacun jouer son rôle. . . c'est une question de discipline.» :
Programme de l'opération Sa'w jété, sé sa'w ka rékòlté
!, pour les jours à venir :
Jeudi 27 novembre, rendez-vous à Mortenol
Vendredi 28 novembre, à Chemin Neuf
Samedi 29, à Fond Laugier
Dimanche 30, à la marina
(La place de la Victoire, le marché central, le quartier de Lauricisque, les
cités Chanzy et Henri IV, Bergevin et Assainissement ont déjà été le
théâtre des stands itinérants).
MEDIA-CORTEX
|