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Crédit photo : MEDIA-CORTEX
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Martine Aubry, qui totaliserait un peu plus de 140 voix d'avance sur sa
rivale, suite au second tour de l'élection du premier secrétaire national du
Parti socialiste, la challenger Ségolène Royal et leurs entourages
respectifs, se tournent tous vers l'outre-mer, pour grappiller quelques voix
supplémentaires.
Les résultats provisoires du scrutin sont, en effet, tellement serrés, que
les fédérations ultramarines peuvent vraiment changer la donne.
Une fois n'est pas coutume.
Chaque camp use donc de la même méthode : la dénonciation de fraude
pour que d'éventuelles irrégularités soient examinées.
En ce qui concerne la Guadeloupe, c'est surtout des militants en faveur de
la maire de Lille que proviennent les attaques, l'ancienne candidate à la
présidentielle ayant obtenu 83% des votes exprimés.
Ce résultat, autant que la hausse du taux de participation d'un tour à
l'autre de scrutin (+17%), semblent suspects aux dénonciateurs.
Ces accusations sont jugées insultantes par les socialistes guadeloupéens.
Victorin Lurel (en photo), secrétaire national à l'outre-mer sortant du
parti socialiste, et Jules Otto, réélu jeudi au poste de premier secrétaire
fédéral du PS guadeloupéen, ont exprimé leur indignation quant à ces
insinuations ; l'un invitant chacun à garder son sang-froid en attendant
que la lumière soit faite, l'autre rappelant que si fraudes il y a eu, celles-
ci ont été signalées principalement à Pointe-à-Pitre, seule section locale
où Martine Aubry a devancé Ségolène Royal.
MEDIA-CORTEX
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