Lundi 19 janvier, Nicolas Desforges, a reçu la presse.
Un jour avant le lancement de la grève générale de 24h reconductible,
menée par plus d'une quarantaine d'organisations syndicales, politiques,
culturelles et associatives, le préfet de la région Guadeloupe tenait à faire
connaître son point de vue sur la mobilisation, qu'il estime légitime tant
qu'elle ne déborde pas.
Voici son propos :
«A la veille d'une semaine sociale chargée, je veux rappeler quelques
règles simples sans lesquelles toute démocratie ne peut fonctionner.
D'abord, le droit d'exprimer ses préoccupations est légitime et le droit de
manifester est reconnu.
Ce droit pourra s'exprimer librement, je m'en porte garant.
Mais en aucun cas, le droit de manifester ne peut mettre en cause la
liberté de circuler.
La liberté de circuler est aussi un droit, j'ai pour mission de le défendre.
C'est pourquoi je dis très clairement que j'ai donné instruction aux forces
de l'ordre de faire cesser toutes entraves ou blocages volontaires à la
circulation et de constater tout acte délictueux.
J'en appelle donc à la responsabilité de chacun.
Pour ma part, je répète que les services de l'Etat et moi-même sommes
prêts à recevoir les délégations qui demanderaient à être reçues.
Les demandes d'ordre local feront l'objet d'un examen attentif.
Celles qui excèdent ma compétence seront immédiatement transmises à
Paris.
Un dernier mot : Ce soir, je dis à tous, pensons à la
Guadeloupe.».
Ce mardi 20 janvier, les rares barrages qui ont été érigés, ça et là en
Guadeloupe, particulièrement aux Abymes, au Gosier ou encore à Pointe-
à-Pitre, ont été rapidement levés par les forces de l'ordre.
Le gros de la manifestation se traduisait en début de matinée par une
désertion des postes de travail et par un massif rassemblement devant le
palais de la mutualité de Pointe-à-Pitre.