Un second album en bac. Comment te sens-tu et dans quel esprit vas-tu défendre ce nouvel opus ?
Je me sens plus que jamais prête à défendre ce nouvel album. J'ai envie de le faire découvrir au public qui m'attendait impatiemment. J'appréhende un peu mais je reste positive. Nous avons beaucoup travaillé avec Deejay Slam et je me suis également plus investie dans l'écriture des textes. Chacun des morceaux me ressemble et raconte quelquepart, mon histoire.
Si on revient sur Softcore. Ce premier album avait lui été réalisé dans quel contexte. Que peux-tu en dire aujourd'hui ?
Softcore avait été réalisé dans un contexte tout à fait différent. Je n'avais pas de grande expérience dans la musique à l'époque. Avec Deejay Slam, nous nous sommes lancés dans ce projet comme on se lance dans une aventure. J'habitais à Londres, donc j'allais de temps en temps à Paris et nous communiquions par internet uniquement. Le public a été plus que réceptif, au titre éponyme de l'album. Aujourd'hui, je peux dire que c'est grâce à ce morceau que j'ai réussi à me faire une place.
Raconte nous ton histoire avec la musique ? Tes expériences passées ? et qu'est ce qui t'a fait un jour t'y intéresser ? Etait- ce un rêve de petite fille de devenir chanteuse ?
Petite, je voyais mon père chanter, jouer à la guitare avec des amis ; et j'ai trouvé ça normal. J'ai grandi en rêvant secrètement d'être de ces grandes chanteuses qu'on voyait à la télé. Lorsque je suis allée au lycée, on nous a demandé avec une amie de monter un groupe, pour animer les fêtes de l'établissement. Deux ou trois ans après, j'ai rencontré les frères Zouk Look, dont j'étais fan. Ils m'ont proposée d'être leur choriste, malgré mon manque d'expérience. Puis, j'ai commencé à jouer dans des pianos-bar. La suite, c'est Softcore.
Son an nou. Présente nous cet album. Quels sont les musiciens qui y ont participé ? Tes rencontres sur ce disque ? Pourquoi les duos qui y sont ? Et puis pourquoi cet intitulé Son an nou, pour ce deuxième album ?
Son an nou est pour moi, un projet personnel. L'album me ressemble beaucoup et je l'ai enregistré à une période délicate de ma vie. Depuis Softcore, j'ai mûri On y retrouve quelques musiciens tels que Willy Salzedo, Stéphane Castry, Rimshot, Jean-Philippe Fanfant, etc. La participation de Dominik Coco m'a touchée car c'est un artiste que j'apprécie depuis longtemps. L'intitulé Son an nou représente l'état d'esprit dans lequel nous avons fait l'album. Il a une touche caribéenne. Surtout que je ne voulais pas d'un zouk dénaturalisé. Je voulais faire une musique de chez nous, autrement « Son an nou. »
Cette année, une autre de tes petites actualités c'est aussi ta participation sur le Caribbean Session des 10 ans de KSS, et donc un duo avec Krys. Que peux-tu en dire ?
J'ai eu la chance d'y participer. Lorsque Don Miguel m'a appelée, j'ai tout de suite accepté et j'étais en studio le lendemain. La rencontre avec Krys s'est bien passée ; on ne se connaissait pas. De plus, j'avais très envie de chanter un titre ragga?