Guy Vadeleux : C'est à mon sens tout à fait légitime. Je défends la musique de mon pays et mon identité.
Pourtant, il y a quelques années on vous connaissait plutôt pour le compas ?
GV : Effectivement. Dans les années 76, la musique haïtienne a connu un grand succès avec des orchestres comme Tropicana et Neymours Jean-Baptiste. Ensuite, nous avons tous dansé sur Tabou Combo, Les Frères Déjean, Skah Shah Après avoir monté mon quintet, j'ai longtemps joué à l'hôtel Hilton et j'ai ensuite été enrôlé en tant que bassiste par Pierre Rassin, gérant du Manoir. A l'époque, je ne connaissais rien à la basse, je souhaitais uniquement décrocher le job.
Deux mots sur votre double album : « Anthologie » ?
GV : Mon désir était de rééditer certains morceaux qui ont bien marché comme Africa, Mazouk Coco, 40% chanté par Jean Philippe Marthély. Bref, « Anthologie » est un best of de ma carrière, avec en prime 10 nouveautés, un livret de 24 pages et une biographie.
Et alors ?
GV : Le disque marche bien en Martinique et en Guyane et nous avons rempli l'Atrium les 28 et 29 janvier 2005, à guichet fermé.
Justement. A quand le show « made in Guadeloupe » ?
GV : Nous essayons de programmer une date au mois de novembre 2005. C'est un spectacle varié, avec les interventions de Jean-Luc Guanel, Céline Flériag, Max Télèphe, Pipo, Jean Paul Pognon, Simon Jurad?ainsi que le Ballet « Couleur Métisse » qui présente un spectacle de danse traditionnelle et contemporaine. Micheline Mona, du film « Biguine » sera également avec nous.
M : On dit que vous étiez prédestiné au succès. Parlez nous de votre titre « Nou pa mô » ?
GV : C'est un titre qui retrace mon enfance. Issu d'une famille modeste, je mangeais souvent les dombrés salés et dlo sicré et j'étais obligé de retirer mes chaussures pour aller à l'école par souci d'économie. Même si je faisait des kilomètres pieds nus, j'étais content de vivre à la campagne et j'ai toujours su que cela changerait un jour !
Anthologie Produit par GV Prod et distribué par Hibiscus