La baisse de 30 centimes des prix des carburants, décidée par le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, semble venir troubler le jeu dans les événements que connaît la Guyane depuis 8 jours.
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Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'annonce faite par le secrétaire d'Etat à l'outre-mer d'une baisse de 30 centimes d'euros sur les prix de l'essence et du gazole a quelque peu jeté le trouble au 8e jour de la mobilisation pour obtenir 50 centimes de baisse en Guyane. Si les présidents des conseils général et régional ont adressé un refus catégorique à la proposition d'Yves Jégo de compenser le manque à gagner pour les collectivités par l'octroi exceptionnel de 10 millions d'euros, d'autres voix politiques se font entendre.
L'Association des maires de Guyane, par exemple, demande que la proposition de Paris ne soit pas rejetée d'un revers de main, mais soit plutôt étudiée. Par ailleurs, alors que les partis politiques étaient, jusque-là, unanimes pour soutenir le mouvement, l'UMP Guyane fait désormais entendre une voix discordante, estimant que le gouvernement avait répondu aux attentes des Guyanais. Reste à savoir maintenant quelle sera la position des chefs d'entreprise engagés dans la mobilisation.