Au 2e jour des barrages érigés par les groupements de consommateurs et de chefs d'entreprise pour la baisse immédiate des prix du gazole et de l'essence, c'est le statu quo.
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Depuis 2 jours, la Guyane est quasiment bloquée. Les manifestants, qui réclament la baisse immédiate de 50 centimes des prix des carburants, ne cèdent pas le passage aux principaux axes routiers de l'île de Cayenne mais aussi à Kourou, Sinnamary et Saint-Laurent du Maroni. L'accès au port de Dégrad des Cannes (Rémire-Montjoly) est également impossible.
Pour l'heure, rares sont ceux qui estiment qu'il s'agit d'une entrave à la liberté de circulation. Pour beaucoup, l'objet de la mobilisation est clair. Au département comme à la région, le soutien aux manifestations a été réitéré. A la préfecture, alors qu'on laisse entendre qu'une baisse des prix des carburants pourrait intervenir au 1er décembre, aucune rencontre avec les responsables du mouvement n'est programmée.
Sur les barrages, l'annonce par le secrétaire d'Etat à l'outre-mer Yves Jégo de l'arrivée en Guyane d'une mission ministérielle pour se pencher sur les prix des carburants n'a fait qu'agacer davantage. En attendant le retour à la normale, ils sont nombreux à prendre leur mal en patience.