L'Union pour un mouvement populaire (UMP) doit faire fi de ses divisions internes pour repartir d'un nouveau pas dans le champ politique guyanais.
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Un déplacement pour rien ou un déplacement fructueux ? La récente visite de la déléguée nationale de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) à l'outre-mer Marie-Lucile Penchard doit contribuer à la reconstruction d'une fédération guyanaise divisée. Mais convaincra-t-elle pour autant les différents ?courants?, ou plutôt les divers clans, qui continuent à se regarder d'un mauvais oeil au sein de la fédération guyanaise ? En dépit de la volonté de restructuration voire de reconstruction affichée par l'émissaire dépêchée par Paris, les pots cassés par les uns et les autres seront certainement difficiles à recoller ensemble.
C'est que chacun semble propriétaire d'un morceau du parti de droite. Anciens ou moins anciens, chacun a choisi son camp et n'entend guère composer. Les querelles d'hier sont aussi celles d'aujourd'hui au sein d'une organisation politique qui semble résolument tourné vers le passé?
La victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de l'an dernier, y compris en Guyane, n'aura servi à rien, sinon peut-être à ?balkaniser? davantage l'UMP locale. La défaite de Léon Bertrand aux élections législatives de juin 2007 aura aussi bien affaibli ce dernier que le parti lui-même, alors que certains entendaient bien en profiter.
L'échec aux sénatoriales de septembre dernier de l'ancien ministre délégué au tourisme aura sans doute définitivement enterré ses ambitions parlementaires. Pire, les candidatures dissidentes à cette consultation, réservée aux ?grands électeurs?, présentée par les conseillers municipaux de Cayenne Hélène Sirder (majorité) et Alain Chaumet (opposition) auront plombé les chances de Léon Bertrand.