Rodolphe Alexandre pour un recours contre le nouveau cadre minier

Rodolphe Alexandre pour un recours contre le nouveau cadre minier

Le président de la Région Guyane, Rodolphe Alexandre (DVG), a annoncé, jeudi 5 janvier dernier dans un communiqué, qu'il intenterait « prochainement » un recours contre le nouveau cadre de la politique minière, entré en vigueur le 1er janvier.Le Schéma départemental d'orientation minière (Sdom) est un document visant à concilier les intérêts de l'activité minière et la protection de la biodiversité. Il a été publié au Journal officiel malgré les avis négatifs rendus par le Département et la Région. M. Alexandre, élu en 2010 avec le soutien de l'UMP, « dénonce avec force la mise en application unilatérale du Sdom par l'Etat, au mépris de l'avis unanime des élus de Guyane et des professionnels du secteur minier ».

Le président de Région y précise que « la collectivité régionale intentera prochainement un recours afin de faire prévaloir les revendications et les intérêts des Guyanais, et empêcher que le Sdom soit maintenu en l'état ». L'élaboration du Sdom avait été annoncée par le président de la République, Nicolas Sarkozy en visite en Guyane, en février 2008. L'annonce faisait suite à une controverse de plusieurs années au sujet d'un projet de mine d'or à ciel ouvert de la multinationale Lamgold, au pied de la montagne de Kaw (à 40 km de Cayenne).

Un projet auquel le président de la République avait finalement opposé son veto début 2008. Près de la moitié de la Guyane interdite d'activité minière — Selon le Sdom actuel, près de la moitié de la Guyane est désormais interdite d'activité minière, notamment dans le sud où vivent des populations amérindiennes isolées. Les opérateurs miniers locaux soutiennent qu'en privant la Guyane de l'exploitation de ressources minières, le Sdom ouvre paradoxalement un boulevard aux orpailleurs clandestins.

En mars 2011, 67 chantiers d'orpaillage clandestins actifs étaient encore répertoriés par les autorités dans le Parc amazonien où toute activité minière est prohibée. Un chiffre supérieur au nombre de sites aurifères légaux exploités sur l'ensemble de ce département plus vaste que l'Autriche.

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire