De Villepin : cent jours sinon la Bérézina

De Villepin : cent jours sinon la Bérézina

Le nouveau Premier ministre a lui-même fixé le temps dont il dispose pour convaincre de son action. Partant très haut dans les sondages, beaucoup lui prévoit une des chutes les plus rapides de l'histoire de la cinquième. Cette déclaration montre au moins qu'il sait que le temps lui est compté !Le successeur de Jean-Pierre Raffarin est un grand admirateur de l'Ogre d'Ajaccio, paraît-il. Il s'est donné cent jours pour réussir. Comme son modèle, il devra démarrer son sacerdoce en le partageant avec un autre à savoir Nicolas Sarkozy. Il devra se rappeler que ce genre d'attelage se termine inévitablement par la victoire d'un seul et que Nicolas semble mieux armé que lui disposant de l'appareil UMP. Curieuse référence d'ailleurs qu'à cette partie de l'histoire napoléonienne puisque les cent jours impériaux s'étaient terminés brutalement par le désastre de Waterloo et la déchéance de l'Usurpateur. Alors que le gouvernement Villepin n'est toujours pas formé, sa côte est déjà en chute libre et les attaques fusent de toutes parts. A commencer par Bayrou qui a refusé d'en être et qui ne décolère pas de l'avènement de Sarkozy et de la trop grande ressemblance entre le gouvernement désavoué et celui à venir. Cette similitude résulte de l'incapacité à attirer de nouvelles forces derrière un président en grande difficulté. Pour sauver ce qui peut encore l'être, il s'affranchit un peu facilement des derniers oripeaux gaullistes à commencer par la création pour la première fois dans l'histoire de France de ce poste de premier ministre-bis et l'autorisation pour un leader de parti en exercice de participer à un gouvernement. Le refus de Beyrou profite à Perben qui devrait sauver un ministère mais pas celui de la Justice et à Alliot-Marie donnée partante lundi mais qui semble retrouver aussi un ministère (peut-être même la défense). Seuls les départs de Girardin et de Bertrand semblent se confirmer et l'on parle de plus en plus pour la rue Oudinot de l'ancien préfet de Guadeloupe Diefenbacher, proche de Sarkozy. On n'en a pas un très bon souvenir ici à commencer par sa rigidité et on se rappèle sa très grande amitié avec Madame Michaux-Chevry. Il est aujourd'hui dans les instances dirigeantes de l'UMP et il correspondrait au profil de technicien pour les dossiers de la banane et de la canne nécessaire aux débats du budget européen, sujet du sommet du 17 juin prochain. Celui-ci devrait être musclé puisque la France n'est plus toute seule à avoir sanctionnée les eurocrates mais elle est depuis hier rejointe par les Pays-Bas. Ceux-ci font mieux que nous puisqu'ils sont 63 % à avoir voté non contre un peu moins de 55% chez nous. Au moins l'île de Saint-Martin est-elle cohérente dans ses deux parties vis-à-vis de l'Europe.

Cibé

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