Education : les “emplois jeunes” manifestent

Education : les “emplois jeunes” manifestent

Les aides-éducateurs sont inquiets pour leur avenir professionnel et l'ont fait publiquement savoir par une mobilisation unitaire devant le Rectorat.Mobilisation syndicale déterminée en faveur des emplois-jeunes de l'Education nationale, ce jeudi matin, devant les grilles du Rectorat de la Guadeloupe. Ces quelque 900 jeunes Guadeloupéens en situation précaire, qui ont le statut d'aides-éducateurs servant d'intermédiaires entre élèves et professeurs, réclament une titularisation leur assurant des postes pérennes. Recrutés pour 5 ans depuis 1996, les contrats des tout premiers candidats à la titularisation s'achèvent donc en 2002. Animations culturelles ou sportives, assistances multi-média ou en bibliothèques, leurs rôles et compétences au sein des établissements scolaires sont multiples. Reste que dans les faits, ce sont le plus souvent des tâches purement administratives (saisie de listes, inscriptions d'élèves, voire simples corvées de nettoyage) qui leur sont confiées. Pour Marie-Clarisse Magloire, leur porte-parole s'exprimant sur les ondes de RCI, une claire revalorisation du rôle des aides-éducateurs est indispensable : "Le plus souvent, on nous confie des tâches qui ne sont pas de notre ressort : remplacement de professeurs, par exemple. On nous présente parfois comme de super-adjoints, le salaire afférant en moins ! Nous réclamons une clarification de nos stages et missions. Qu'on tienne les promesses faites lors de notre recrutement : une formation devant nous permettre, au bout des 5 ans requis, d'accéder à des concours de la Fonction publique ou encore dans le privé. Dans la réalité, aucun plan de formation n'a été mis en place à notre profit. Le ras-le-bol des aides-éducateurs est donc général." Le Recteur d'Académie, Jean-Pierre Chardon, a reçu les manifestants, leur promettant de faire “remonter” leurs doléances jusqu'au ministère de l'Education nationale.

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire