Grève des magistrats en colère

Grève des magistrats en colère

Leur intolérable déficit en personnel et en moyens a conduit les professionnels de la justice à s'insurger contre le délabrement de leur institution.Protestant contre les difficultés croissantes de fonctionnement que connaît l'institution judiciaire en Guadeloupe, le volume croissant de dossiers contentieux et l'alourdissement des tâches juridictionnelles imposé par les nouvelles dispositions légales, les magistrats locaux ont initié, pour la seconde fois en quelques semaines, une grève de protestation auprès des pouvoirs publics et de leur ministère de tutelle. Relayant le conflit national, les professionnels locaux de la justice considèrent comme particulièrement préoccupants les nombreux dysfonctionnements de l'institution causés localement par leur grave déficit en personnels et en moyens. Pour Jean-Marc Cathelin, juge d'instance à Basse-Terre et représentant de l'Union syndicale de la magistrature, "l'objet de notre mouvement est de dénoncer l'état de délabrement de notre institution judiciaire, de mettre en avant notre budget de la Justice (1,25% du budget national), sans doute l'un des plus faibles par rapport aux autres. Nous souhaitons qu'il soit très nettement revu à la hausse, car il ne nous paraît pas possible de continuer à exercer notre mission de service public de façon sereine et correcte Notre mouvement de grève d'aujourd'hui vise à exiger des moyens supplémentaires, des magistrats supplémentaires et des moyens humains (greffiers) et matériels (informatique) en nombre suffisant. Nous attendons très prochainement une réponse de notre ministre, car la situation actuelle est impossible à gérer."

D.R.

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