Justice : gestion contestée de l’Eglise de Guadeloupe

Justice : gestion contestée de l’Eglise de Guadeloupe

Le SRPJ a diligenté une enquête préliminaire sur la gestion de l'évêché après un rapport très critique de l'ancien expert-comptable concerné.Les deniers du culte seraient-ils désormais gérés par des aventuriers de la finance ? C'est ce que semble impliquer l'information révélée la semaine passée par le quotidien local France-Antilles et reprise par RCI. La nomination par l'évêque de Guadeloupe, Monseigneur Cabo, de Jean-Pierre Adélaïde (par ailleurs ancien président de l'UMPEG) comme membre du conseil économique diocésain en charge du service des moyens généraux aurait, semble-t-il, mis le feu aux poudres de la discorde au sein de la gestion comptable de l'Eglise de Guadeloupe. L'ancien directeur de l'APE, Philippe Hazaël-Massieux, qui avait démissionné avec son épouse, et Pierre Hoshkinson, démissionné de son poste d'expert-comptable, sont à l'origine de la fronde manifestée contre Monseigneur Cabo. Ce dernier serait même accusé d'être "tombé sous la coupe d'un homme d'affaires" peu recommandable ! Le dernier rapport de l'expert-comptable limogé contient quelques critiques très dures sur la gestion actuelle des biens de l'Eglise catholique de Guadeloupe : particulièrement visé et considéré hasardeux le placement de 5 millions de francs sur un fonds commun de placements à haut risque. D'où un inquiétant déficit de 800.000 francs qui place l'Eglise de Guadeloupe en bien mauvaise posture financière. Selon Jean-Pierre Adélaïde, cible de toutes les critiques, il s'agirait d'un placement IMNOS conçu par le Crédit Lyonnais pour la Conférence des Evêques de France et donc pleinement justifié. Opinion contestée par Pierre Hoshkinson, l'expert limogé, qui enfonce le clou en s'étonnant que “la gestion des moyens généraux de l'Eglise ait été confiée à Jean-Pierre Adélaïde, qui fait l'objet d'une saisie permanente de ses revenus”. En outre, toujours selon l'expert comptable précité, “les comptes de l'exercice 2000 de l'évêché montrent que des versements pour un montant de 800.000 francs” auraient été consentis à l'entourage du nouveau gestionnaire des biens de l'Eglise. Le vicaire général, Jean Hamot, n'a pas souhaité réagir à ces accusations, en l'absence de Monseigneur Cabo, actuellement en déplacement à Lourdes. Le SRPJ a diligenté une enquête préliminaire sur ce délicat dossier

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