La Boucan : le retour des barrages

La Boucan : le retour des barrages

Depuis mardi 25 février, le comité de défense de la Boucan, à Sainte-Rose, fait de nouveau parler de lui. Dénonçant la pollution de la grande rivière à goyaves - mais aussi les dégâts causés à l'environnement par l'usine abandonnée de Grosse-Montagne.Des semaines durant, en 2000, le pont de la Boucan, qui surplombe le passage de la grande rivière à goyaves à Sainte-Rose, a été barré par des riverains en colère. Des riverains, regroupés au sein d'un comité de défense, qui n'ont eu de cesse de dénoncer la pollution occasionnée par la distillerie de Bonne-Mère voisine. L'unité industrielle a pendant longtemps tenu les premiers rangs des entreprises les plus pollueuses de France.
A l'époque, le dossier, géré par l'ancien préfet Jean-François Carenco, a tenu en haleine l'ensemble de l'île. Entre fermeture et mise aux normes de l'environnement de Bonne-Mère, les avis divergeaient. Mais les intérêts économiques et sociaux devaient finalement l'emporter sur les considérations écologiques et la santé des nombreuses familles habitant les sections de la Boucan, Bis ou Cadet, à Sainte-Rose.
Après une fermeture de quelques mois, par la force des choses, l'industriel a bien été obligé de consentir des efforts pour réduire considérablement la pollution engendrée par la distillerie. Visiblement, les choses n'ont pas été réglées. Les nuisances n'ont pas cessé. Les administrés sont de nouveau incommodés. L'écosystème est toujours menacé.
Alors, le comité de défense des riverains de la Boucan, emmené par Hubert Quiaba, a repris l'occupation du pont éponyme. Dominique Vian, l'actuel préfet, et Richard Yacou, le maire de Sainte-Rose, ont hérité du dossier. Un dossier qui ne sent pas bon du tout...

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