La Guerre de Course en Guadeloupe

La Guerre de Course en Guadeloupe

A travers son premier essai qui vient de paraître aux éditions Harmattan « La Guerre de Course en Guadeloupe XVIIIe-XIXe siècles ou Alger sous les tropics », le Pointois Michel Rodigneaux, nous raconte une aventure méconnue ; celle de l'activité frénétique des corsaires aux larges des cotes guadeloupéennes.


Descendant avéré de corsaire, c'est tout naturellement que ses recherches généalogiques l'ont amené à l'histoire du phénomène corsaire en général.


Ce livre montre comment, sous la Révolution, un gouverneur autocrate, environ une centaine d'armateurs, autant de capitaines, plusieurs milliers de marins de toutes origines, sont parvenus à affaiblir considérablement les flux commerciaux anglais et américains en mer des Antilles.

Il explique  aussi pourquoi, de 1794 à 1810, la course, érigée en institution politique et sociale, a détourné la Guadeloupe de l'activité de plantation assignée, jusqu'alors, par son statut. Colons contre armateurs, villes portuaires florissantes et campagnes en friches ; autant d'antagonismes et de mutations socio-économiques que les gouverneurs, livrés à eux-mêmes, durent encourager pour ne pas tomber aux mains des Anglais.

On le sait peu, mais, en 1797, la Guadeloupe a déclaré la guerre aux États-Unis ; l'ouvrage traite des revendications américaines qui, à la fin des hostilités en 1800, ont conduit la France, après un contentieux non encore clos en 2006, à indemniser les propriétaires de navires capturés. Et il précise en quoi les corsaires guadeloupéens sont directement impliqués dans la vente de la Louisiane par Napoléon aux États-Unis.


En bref, des faits qui ne manqueront pas de surprendre

Avec
La guerre de course en Guadeloupe, c'est un peu du mystère des corsaires qui se dévoile, sans pour autant tuer la légende, fort heureusement !

 

 

S.Kancel

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