La répression anti-chauffards s’accentue

La répression anti-chauffards s’accentue

Les chiffres de la répression contre les contrevenants au Code de la Route montrent que la Guadeloupe n'est plus un terrain de jeu pour les chauffards. Avec 337 suspensions de permis dont 277 en Grande-Terre, le département se situe dans la moyenne nationale.Il suffit de constater que le port de la ceinture de sécurité même pour les passagers est de mieux en mieux accepté par les automobilistes pour vérifier que la loi finit par s'imposer dans un domaine où l'anarchie était hier la règle. Il faut dire que cela vous coûte 135 Euros et trois points en moins. De même, on voit de moins en moins de motards sans casque sinon les conducteurs de boosters en ville mais ils vont plus vite que les policiers et s'arrêtent rarement dans les barrages. Le non port du casque coûte, il est vrai, trois points et 90€. Avec l'arrivée des radars automatiques cette année, c'est la vitesse qui va devenir obsolète même s'il faudra encore quelques mois pour que les récalcitrants rendent les armes. Avec un point si votre vitesse ne dépasse pas les 20 Km/h celle autorisée, deux points entre 20 et 30 Km/h en plus, trois entre 30 et 40 km/h et quatre au dessus, autant avoir le pied léger sur l'accélérateur surtout pour ne gagner que quelques minutes entre Basse-Terre et Pointe-à-Pitre. Perdre son droit de se servir librement de son véhicule pendant trois mois ou même pendant plusieurs années avec obligation de repasser le permis est un risque trop important sur le plan financier dans un département où il est difficile de travailler sans voiture. Quelques apéritifs et quelques verres de vin vous font irrémédiablement passer la barre de 0,5 g d'alcool par litre de sang synonyme de suspension pour trois ans. A ce prix, il vaut mieux inviter chez soi que d'aller festoyer chez les autres. D'autant que les forces de police et de gendarmerie sont beaucoup plus rusées qu'auparavant et aussi plus nombreuses. Il y a peu, il suffisait d'éviter quelques lieux particulièrement fréquentés par cette gente pour déroger à un quelconque contrôle. Mais les képis n'hésitent plus à aller s'installer sur quelques départementales à des heures où auparavant on les trouvait à leur mess en train eux-mêmes de boire l'apéro. Les temps changent et les jeunes, même flics, sont plus accros au Coca-Cola qu'au Ricard.

Cibé

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