L’Analyse : Basse-Terre dans la tourmente

L’Analyse : Basse-Terre dans la tourmente

Le conseil municipal a refusé de voter le compte administratif 2004 et le budget primitif 2005. Avec un déficit de 1,3 MEuros et un déficit prévisionnel de 5,4 M€, l'avenir de Guy Georges est scellé. Mais, il n'est pas sûr que les organisateurs de ce « putch » en récupèrent les fruits.On savait que le temps jouait contre les chevristes de Basse-Terre et que le sort de Guy Georges avait depuis longtemps été scellé du côté de Gourbeyre. Restait à savoir, quand et comment, les hostilités allaient débuter. On a maintenant la réponse, avec le conseil municipal de mardi soir. Le maire présentait le compte administratif 2004 en déficit de 1,3 millions d'euros. Le conseil votait contre, alors que c'est le résultat de la politique sous l'ère Chevry. Il présentait malgré tout, son budget primitif 2005 en déficit prévisionnel de 5,4 millions d'euros. Le conseil votait contre alors qu'il s'agit du résultat de la montée en charges du budget de fonctionnement, suite aux investissements massifs sur Basse-Terre de la Région de LMC. C'est donc contre toute la politique de Michaux-Chevry que les chevristes basse-terriens ont voté. Que reste-t-il comme possibilité pour Guy Georges : aucune ? La commune est désormais sous tutelle ; le maire n'a plus de pouvoir ; la commune doit attendre de l'Etat ou de la Région des moyens qu'il n'aura pas (le premier pour des raisons politiques dûes à LMC et la deuxième pour des raisons financières dûes à la même LMC). Il n'a plus le choix que de démissionner, ce qu'il refuse encore d'admettre. Mais si il le faisait, il n'est pas sûr que les Michaux, Rodes ou Ezelin y trouvent leur compte. On peut imaginer que tous ceux qui avaient jadis combattu « le parachutage » de la Gourbeyrienne sur le chef-lieu, les déçus du chevrisme comme Ary Foy ou le Dr Beaubrun, les partisans de Guy Georges et la gauche renaissante autour de Jocelyn Mirre s'unissent pour que la capitale politique guadeloupéenne retrouve une dignité perdue, depuis des années. On ne voit pas non plus Brigitte Rhodes en mesure de conduire victorieusement la liste et dans le cas, où la dame de Gourbeyre le ferait, son image actuelle de « looser » risque de rendre vain leur espoir prématuré de reconquête.

Cibé

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