Marsin en rassembleur de la gauche

Marsin en rassembleur de la gauche

Le maire des Abymes se pose en rassembleur de la gauche locale. Une annonce faite le 31 janvier dernier lors de la cérémonie des voeux du Mouvement abymien. Une ambition qui n'est pas sans poser problème face aux ambitions de quelques autres.Conforté par l'avis du Conseil d'Etat dans son fauteuil de maire des Abymes, Daniel Marsin se découvre une ambition régionale. L'ex-député apparenté socialiste de la 1ère circonscription se sent pousser des ailes et se pose en chef de file d'un "nouveau pôle progressiste". L'annonce officielle a été faite le 31 janvier dernier lors de la cérémonie des voeux du Mouvement abymien, le parti municipal qui l'a porté au pouvoir en mars 2001. Cela ressemble fort à l'émergence d'un nouveau parti politique, à gauche, contrairement aux déclarations faites par l'intéressé.
Daniel Marsin en rassembleur et leader de la gauche ? L'idée a sans doute fait son chemin depuis les élections législatives de juin 2002 à l'issue desquelles le maire des Abymes a perdu son siège de député au profit d'Eric Jalton (ex-parti socialiste), son adversaire communal.
Une défaite due en partie à la présence de Georges Brédent (Parti progressiste et démocratique guadeloupéen) au 1er tour et surtout au soutien apporté par ce dernier à Eric Jalton, étiqueté comme le "renégat" de la gauche, en raison de ses accointances avec l'Objectif Guadeloupe de Lucette Michaux-Chevry.
La défaite de Daniel Marsin est intervenue au plus fort de la crise qui régnait entre Henri Bangou, le maire PPDG de Pointe-à-Pitre, et Daniel Géniès, son inamovible 1er adjoint. Ce dernier avait d'ailleurs fustigé la candidature de Georges Brédent et épaulé l'ex-député.
S'estimant sans doute lâché par Guadeloupe unie socialisme et réalité (GUSR), le parti de Dominique Larifla dont il membre, Daniel Marsin avait depuis un moment pris ses distances. Son absence lors de la dernière convention du parti en attestait, en dépit du sourire rassurant du sénateur Larifla.
Après Ernest Moutoussamy (PPDG), qui a comme lui perdu son siège de député en juin dernier, Victorin Lurel (parti socialiste), le député de la 3e circonscription, et Jacques Gillot (GUSR), un nouveau rassembleur de la gauche sort du bois. Une gauche bien timide face à la réforme de la décentralisation entreprise par la droite et au débat sur l'évolution institutionnelle. Une gauche, sans débat, sans vie, sans âme, sans porte-drapeau qui a paru plutôt mielleuse lors des assises des libertés locales, y compris Daniel Marsin lui-même.
Moutoussamy, Gillot, Marsin..., autant de candidats possibles au siège de sénateur dont l'élection se déroulera en septembre 2004. La chasse aux votes des grands électeurs est donnée pour l'un ou les deux fauteuils à pourvoir...

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