Moustache libéré !

Moustache libéré !

En attendant son procès en appel, mardi 28 janvier, le maire d'Anse-Bertrand a quitté libre le centre pénitentiaire de Baie-Mahault.

Après avoir été condamné au civil à la faillite personnelle et la perte de ses droits civiques pour dix ans, José Moustache était appelé à comparaître au pénal devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre dans cette affaire dite de la SEMANOR (Société d'aménagement du Nord Grande-Terre). Une affaire qui a été par trois fois repoussée en 2002, respectivement les 20 février, 24 mai et 9 septembre. Ce n'est que le 18 novembre dernier que le procès a pu se tenir. L'ancien député RPR et premier président en exercice du conseil régional (1980-1986) devait répondre, en compagnie de deux agents de la direction départementale de l'équipement (DDE), de "prise illégale d'intérêts, abus de biens sociaux et détournements de fonds". La justice reproche à José Moustache d'avoir perçu 2 millions de francs de l'époque (305 000 euros) de la DDE, alors qu'il était président de la SEMANOR, pour la construction de 25 logements sociaux qui n'ont jamais vu le jour au début des années 90.
 
L'ami de Michaux
La condamnation à un an de prison ferme et 5 ans d'inéligibilité de José Moustache a constitué un véritable tremblement de terre politique. Battu en mars 1995 par Alfred Dona-Erie après 30 ans passé comme maire d'Anse-Bertrand-en 1965, José Moustache a été le plus jeune édile de l'histoire politique de l'archipel-, l'homme avait reconquis son fauteuil en mars 2001. Mais son élection avait été invalidée. Le plus fidèle ami politique de Lucette Michaux-Chevry repartait en campagne et s'imposait en septembre dernier, à l'âge de 70 ans.

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