Santé : l’UTS-UGTG fait le point

Santé : l’UTS-UGTG fait le point

Le dernier séminaire de l'Union des travailleurs de la santé a dressé un premier bilan pessimiste de l'application des 35 heures dans le secteur.Sur l'ensemble du territoire national, le gouvernement a fixé au 27 septembre l'ultime délai de rigueur imposé aux syndicats pour parapher les modalités d'application des 35 heures dans les établissements de santé. En Guadeloupe, l'Union des Travailleurs de la Santé affiliée à l'UGTG organisait en fin de semaine passée un séminaire sur ce thème, afin de faire un exhaustif état des lieux des problèmes liés à ce passage aux 35 heures. Dans la perspective des prochaines négociations salariales, l'UTS a établi le "cahier des charges" de ses revendications en la matière : résoudre en priorité les problèmes de fonctionnement dans le cadre des 39 heures, en prévision de la pénurie annoncée des personnels médicaux, para-médicaux et médico-techniques, par la titularisation des emplois précaires, par exemple ; création souhaitée de 400 postes supplémentaires, dans le cadre de la réduction du temps de travail, pour éviter le recours induit aux heures supplémentaires Une perspective contre laquelle met en garde Fernand Curier, secrétaire général de l'UTS-UGTG, s'exprimant sur les ondes de RCI : “pour que les 35 heures fonctionnent dans les hôpitaux dans les conditions actuelles, nous allons assister un recours systématique aux heures supplémentaires, mesure d'ailleurs prévue et permise par la nouvelle réglementation. Le nouveau décret à venir entend en effet instituer un nouveau système de travail par cycle de 3 mois… on s'achemine donc vers des semaines de 44 heures. On aboutira à une situation où les établissements hospitaliers privés, ne pouvant pas disposer du nombre de postes nécessaires, n'ayant pas le personnel suffisant, vont imposer aux personnels actuels des heures supplémentaires, ce qui est inadmissible.” Solution préconisée par l'UTS pour contourner ce problème et éviter la fuite du personnel qualifié vers le secteur de la santé publique : recours à la formation interne et augmentation de la capacité d'accueil des écoles d'infirmières, fixée par l'Etat.

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