Soeurs, amies, amantes, parentes, mères. Femmes et humaines tout simplement. Pour la fin des violences.

Soeurs, amies, amantes, parentes, mères. Femmes et humaines tout simplement. Pour la fin des violences.

La Journée Internationale contre la violence faite aux femmes trouve en ce 25 novembre encore le moyen de revoir la copie des bonnes intentions. Le portrait demeure cependant extrêment décevant et indécent car elles demeurent encore sous le coup du réglage en coupe de ceertains attardés qui perpétuent le mythe de la toute puissance masculine. L'expression par la force physique, faux argument pour masquer souvent une incapacité minimale à discuter de choses et d'autres sur un tempo d'égalité élémentaire.Adolescent, un ami se demandait souvent tout bas comment on pouvait aduler sa mère et martyriser sa femme. La question aussi bâtarde qu'enfantine étalait la surprise du cercle des fossoyeurs du diktat masculin. Le constat, établi depuis la pompeuse affirmation qui dit que la Femme a été faite à partir d'une côte d'homme, est au centre de nos rapports quotidiens. La frustation de voir défiler tous ces chiffres sur la violence conjugale, banalisée au sein de pans entiers de la contrée, se transforme chaque jour en révolte. Celle-ci ne devrait pourtant plus être sourde et s'afficher tous les jours dans un calendrier qui égrenne semaine après semaine le constat de l'abandon d'un idéal. Pour des sociétés plus justes, plus égales, plus prospères. Mais c'est sans compter avec le pouvoir, le plus souvent acquis et brandi comme légitimation de la plus vile des barbaries : l'asservissement au nom du sexe. Femme ta gueule ! et non plus Ferme ta gueule ! Tu ne me parles pas comme ça ! Retourne donc aux fourneaux ! Va t'occuper de tes gosses ! Si tu continues, je te donnes une raclée ! Mais de quel droit ! Psychologiquement installée avec des traditions rassies et une instruction (surtout) judéo-chrétienne avilissante inscrite dans les Textes : Homme aime ta femme, femme, écoute ton mari. La soumission feutrée de celles qu'on croit seulement faite pour pondre et nourrir la meute. Des loups impitoyables qui défendent toute gueule baveuse un territoire réduit en un conglomérat d'indigents. Les arguments ne tiennent non seulement plus la route mais n'ont jamais eu de fondements autres que la logique plus haut décriée. La perte du pouvoir, l'idée de devoir discuter, rendre des comptes, concéder un point de vue, être juste. Il va falloir autre chose que légiférer sans suite. L'image des femmes, la violence dans les rapports de couples, le harcèlement sexuel, la prostitution, les mariages forcés, les mutilations génitales, la corruption morale et le terrorisme intellectuel. Autant de chantiers à attaquer de front. Puissions-nous être conséquents et nous battre chaque minute, chaque seconde car il y va de l'avenir de l'humanité, tout simplement.

Léo Nséké

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