Une Présidentielle pas comme les autres !

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L'édito de Blaise MENDJIWA

L'édito de Blaise MENDJIWA

L'édito de Blaise MENDJIWA

Voici une Droite qui se remettait de ses déchirements, rappelez vous de la guerre Copé -Fillon pour le contrôle de l’UMP,
les mises en examen de Sarkozy, et de François Fillon tentant en sous main de torpiller Sarkozy auprès de Jouyet à l’Elysée.

Puis vint cette primaire vraiment populaire avec la participation de plus de 4 millions de français pour désigner le champion de la Droite aux élections présidentielles!

Une victoire quasiment assurée pour le vainqueur de cette primaire qui n’avait plus qu’à “dérouler” jusqu’en mai prochain!
Et puis surviennent ces révélations fracassantes du Canard enchaîné qui viennent briser cet irrésistible élan vers une victoire annoncée.
Voilà une classe politique encore éclaboussée par les affaires.

Dans une société où l’exigence de transparence dans la gestion des affaires publiques, est de plus en plus élevée ,le devoir d’exemplarité devient un impératif catégorique.

Ce qu’exige l’opinion publique française auprès des hommes politiques , c’est un niveau de probité proche si ce n’est égal, à celui des hommes politiques dans les pays du nord de l’Europe.

François Fillon a bâti une réputation basée sur 2 piliers :
- Honnêteté et la probité d’une part
- Une volonté déclarée de maîtriser les dépenses publiques en y apportant plus de rigueur.

Ce sont ces 2 piliers qui viennent de s’écrouler avec les révélations du Canard enchaîné.

Et ce n’est pas tant la légalité ou l’illégalité , la réalité ou la fiction de l’emploi de son épouse qui importe aux yeux du public!Ce que l’opinion ne digère pas , ce que l’opinion lui reproche désormais c’est d’avoir profité presque abusivement du système.
Rappelons qu’il est l’homme qui annonçait quand il était premier ministre qu’il était à la tête d’un état en faillite.
Les sommes en jeu dans les révélations du Canard enchaîné , sommes qui proviennent de l’argent public, ne participent-elles pas à cette faillite de l’état dont parlait Fillon.

C’est le sentiment qu’éprouve l’opinion publique avec les révélations du Pénélopegate.

Ethique et morale ,voilà les mamelles nourricières d’une opinion publique impitoyable!

Cette exigence de probité et d’exemplarité à laquelle nous assistons aujourd’hui dans la société française est la conséquence de l’abdication du rôle politique de l’etat avec un renversement de perspective où l’on passe d’un gouvernement des hommes vers une administrations des choses.

Rappelez vous la déclaration de Jospin alors Premier Ministre qui déclare que l’état ne peut intervenir partout!
Le rétrécissement du rôle politique de l’Etat conduit les politiques à ne plus intervenir que pour l’administration des choses.
Ils ne sont plus que des gestionnaires des choses et n’apportent plus que des Réponses techniciennes là où une partie de la population attend d’eux des Réponses régaliennes.

Et qu’attend on d’un gestionnaire ou d’un administrateur du bien public de l'honnêteté de la probité et de l'exemplarité.

Nos politiques à force de banaliser leurs privilèges d’une autre ère en sont venus à se couper du réel, et ne réalisent plus l’énorme décalage entre leurs vécus et le vécu des populations qu’ils sont censés représenter.

L’affaire Fillon est symptomatique de cette césure.

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