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La Guadeloupe est distante de plus de 100 kilomètres de la
Martinique (l'île anglaise de la
Dominique est située entre elles deux), d'environ 400 kilomètres du
Mexique, de 500 de
Porto Rico, de 700 du
Vénézuela, de 3.500 de New York, de 4.000 de Montréal, de 4.500 de l'Afrique et de 7.200 de la Métropole.
Les Antilles constituent un archipel qui égrène ses îles, plus d'une centaine, grandes au nord (
les Grandes Antilles), petites au sud (
les Petites Antilles dont fait partie la Guadeloupe).
Face à l'Amérique centrale elles sont baignées par l'océan Atlantique à l'est et par la mer des Caraïbes à l'ouest.
D'une superficie totale avoisine 225 000km², c'est à dire un peu moins de la moitié de celle de la France. Au nord, les Grandes Antilles: Cuba, Haïti, St Domingue, Porto Rico, les Bahamas, Jamaïque. Au sud, les Petites Antilles, véritable chapelet d'îles et d'îlots en arc de cercle.
Ce sont du nord au sud: les îles Vierges, Anguilla, Saint Martin, St Barthélemy, St Christophe, Antigua & Barbuda, Montserrat, St Kitts & Nevis, La Guadeloupe, la Dominique, la Martinique, Ste Lucie, St Vincent, la Barbade, Grenade, Trinidad & Tobago
La Guadeloupe est riche de par sa population aux milles visages, son
histoire, son environnement, sa gastronomie et les multiples facettes de sa culture.
Entourée de
plages, bordée de cocotiers et baignée d'une mer bleue cristalline, les Caraïbes l'avaient nommée
"l'île aux belles eaux". Elle est souvent appelée "
Ile d'érmeraude " sans doute à cause de son collier de mer dont la couleur rappelle singulièrement le joyau, mais on la nomme également "
le papillon " compte tenu de sa forme ressemblant étrangement à celle d'un papillon aux ailes déployées.
Elle est composée de deux parties séparées par un étroit bras de mer appelé
"Rivière Salée" qui relie la
Grande Terre (590 km²), région calcaire et la
Basse-Terre (848 km²), région volcanique.
D'ou vient le mot Guadeloupe ?
D'où vient le mot "
Guadeloupe " Le père Dutertre (1610 - 1687, un des premiers chroniqueurs de l'île, fut bouleversé par la beauté et la clarté de ses eaux et lui aurait attribué pour cette raison le nom d'un auteur célèbre de cette époque appelé Lopez ; d'où le nom de "
Agua de Lopez "...
L'origine du mot Guadeloupe remonte à l'époque de la conquête de l'Espagne par les Arabes. En effet,
beaucoup de noms de lieux furent alors empruntés à la langue arabe. Leur prononciation en
espagnol les transforma progressivement. C'est ainsi que les mots commençant par "agua" tirent leur origine de l'arabe "oued" qui signifie rivière. Cette comparaison suffit pour montrer que le mot Guadeloupe est aussi d'origine arabe. En le décomposant, il est facile de trouver la forme primitive Gua-al- upe, ce qui revient à oued-el-oub.
Précisément cela se traduit par rivière de l'amour. Cela s'ajoute au charme et à l'enchantement que diffuse cette île d'outremer.
Mais il est plus vraisemblable que
le mot " Guadeloupe " fut donné à l'île par Christophe Colomb lors de son débarquement à
Sainte-Marie de la Capesterre, le 4 novembre 1493, pour rendre hommage à "
Santa Maria de Guadalupe de Estremadura " auprès de laquelle il s'était rendu en pèlerinage en Espagne pour la remercier -de l'avoir sauvé de la tempête pendant son premier voyage.
L'île était sans nom pour les conquérants espagnols, mais pas pour ses habitants les caraïbes qui l'appelaient " Caloucaera ou " Karukéra ", ce qui signifiait " l'île aux belles eaux ".Le meilleur moment de l'année pour venir en Guadeloupe
La Guadeloupe est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Basse-Terre. Elle constitue avec la Martinique, située à environ 150 km plus au sud, et la Guyane située au nord de l'Amérique du Sud, les départements français d'Amérique (DFA).
En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée par référendum. Mais les îles de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin ont accepté la réforme, qui proposait de faire de chacune d'elles une collectivité territoriale distincte de la Guadeloupe. Ces deux îles ne seront donc plus rattachées à
la Guadeloupe lorsque cette réforme sera mise en place. Aujourd'hui,
la Guadeloupe fait partie de l'Union européenne au sein de laquelle elle constitue une région ultrapériphérique, ce qui lui permet de bénéficier de « mesures spécifiques », consistant à faire des adaptations du droit communautaire en tenant compte des caractéristiques et contraintes particulières de la région.
La Basse Terre
L'île de la Basse-Terre ou l'île de Basse-Terre est une île française des petites Antilles. C'est une île volcanique et montagneuse au climat tropicale. Son nom caraïbe est Karukera, l'île aux belles eaux, et a été nommé île de la Guadeloupe avant de recevoir sa toponymie actuelle.
Elle est la partie gauche du "papillon" de la Guadeloupe, la partie droite étant l'île de Grande-Terre.L'île correspond aussi à l'arrondissement français du même nom : l'arrondissement de Basse-Terre qui a pour chef-lieu la ville de Basse-Terre. Le centre de l'île est montagneux et est l'un des parcs nationaux de France : le Parc national de la Guadeloupe. Sa superficie est de 848 km².
Basse Terre possède sur son territoire le volcan de la Soufrière, de nombreuses sources thermales, des plages de sable noir et une forêt tropicale humide.
La Grande Terre
Grande-Terre constitue l'aile Est de l'île au papillon, la Guadeloupe (l'aile Ouest étant Basse-Terre). Elle en est le poumon économique, l'industrie et les services étant centralisés à Pointe-à-Pitre et sa périphérie. L'accueil touristique est assuré par les villes de Saint-François, Sainte-Anne et Le Gosier.
La Grande-Terre bénéficie d'un micro-climat beaucoup plus sec qu'en Basse-Terre. La végétation est beaucoup moins dense et plus rase, le relief quant à lui est moins accidenté. Ici, ce sont les plages de sable blanc à l'ombre des cocotiers, les lagons aux eaux calmes, les falaises, les mornes verdoyants...
Ilets : îlet à Cochon, îlet du Gosier, îlet Duberreau (près de Vieux-Bourg), îlet Fajou et Petite-Terre.
Iles de la Désirade
La Désirade est une île calcaire de forme allongée (11 km sur 2 km) qui se présente comme un vaste plateau incliné vers le nord-ouest. La Grande Montagne, qui atteint 275 m d'altitude, est son point culminant. Les côtes, plus découpées au nord et à l'est, sont souvent bordées de hautes falaises blanchâtres. Une barrière de cayes (récifs coralliens) protège la région de Beauséjour, au sud-est de l'île.
Son sol aride, battu par les vents, est peu favorable à l'agriculture. L'île est approvisionnée en eau courante depuis Grande-Terre. Sa végétation est essentiellement à caractère xérophile : cactus-cierges, cactus-raquettes, "tête-à-l'anglais", etc. La faune comprend surtout des oiseaux de mer (frégates, pélicans), des iguanes et des agoutis, poétiquement appelés "lièvres dorés".
Plusieurs sites archéologiques témoignent de la présence amérindienne dès le IIIe siècle sur l'île.
Son nom vient de l'espagnol desirada, la désirée, que la petite histoire rapporte à l'impatience des marins à retrouver la terre après leur traversée de l'Atlantique. L'île fut en effet la première terre découverte lors du deuxième voyage de Christophe Colomb, le 2 novembre 1493. Les espagnols la fréquentèrent au XVIIe siècle.
Peu propice, elle servit de repaire aux corsaires.
La Désirade devient une dépendance de la Guadeloupe en 1648. Quelques plantations de coton s'y implantèrent. Au début du XVIIIe siècle, une léproserie est installée à Baie-Mahault, extrémité est de l'île. Les malades souffraient de conditions de vie difficiles. Elle ferma ses portes en 1952. Les Galets, à l'extrémité ouest, fut un lieu de relégation pour les délinquants de Grande-Terre ainsi que pour quelques nobles métropolitains.
Marie Galante
Marie Galante comptait en 1946 30 000 habitants. Fortement marquée par l'exode massif de ses jeunes vers la Guadeloupe et la France, l'île ne comptait plus qu'en 1999 que 12 400 habitants . Cette chute de la population est liée à la lente agonie de l'économie sucrière pendant cette période.
Marie-Galante devint département français en 1946, avant d'intégrer celui de la Guadeloupe en 1974. Et c'est en 1994, ses trois communes se sont constituées en communauté de communes, la première créée dans un département d'outre-mer. Son chef-lieu est Grand-Bourg, les deux autres communes étant Saint-Louis et Capesterre.
Certains appellent Marie-Galante la Grande Galette à cause de sa forme arrondie de 15 km de diamètre. L'île est un substrat calcaire vallonné, arrosé par l'alizé mais aussi soumis aux cyclones et aux tremblements de terre.
La côte nord, face à la Grande-Terre, est caractérisée par une haute falaise. Une faille appelée la Barre sépare le quart nord du reste de l'île. A l'ouest, face à la Basse-Terre, plages et mangroves s'étendent le long de la mer des Caraïbes. Les rivières de Saint-Louis et du Vieux-Fort s'y écoulent après avoir traversé le plateau insulaire depuis le cœur de Marie-Galante. A l'est et au sud, le plateau devient mornes pour basculer en pentes escarpées vers une plaine littorale. Celle-ci longe l'Atlantique dont elle est protégée par une barrière corallienne, les cayes.
Les Saintes
Les Saintes sont un petit archipel rattaché administrativement à la Guadeloupe. Elle est composée de deux îles habitées très montagneuses :
- Terre-de-Haut
- Terre-de-Bas
Et de sept autres îlets inhabités :
- L'îlet à Cabrit
- Le Grand-Ilet
- L'îlet de la Coche
- L'îlet des Augustins
- L'îlet de la Redonde
- Le Rocher-du-Pâté
- La population résidente est de moins de 3000 habitants (2003).
Le relief escarpé et la pluviométrie peu avantageuse n'ayant pas permis l'établissement de cultures agricoles, peu d'esclaves ont été amenés sur ces îles. Le peuplement est donc historiquement constitué de bretons et de normands qui se sont installés pour pratiquer la pêche. Cette particularité explique le type spécifique des saintois, en général métissés et aux yeux clairs.
Histoire de la Guadeloupe
L'histoire moderne de
la Guadeloupe commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb arrive dans l'île lors de son deuxième voyage. . À l'époque, la Guadeloupe est peuplée par les Caraïbes, peuple amérindien présent sur l'île depuis le VIIIe siècle. Elle était habitée auparavant des Arawaks qui furent massacrés à l'arrivée des indiens Caraïbes.
À partir de 1635, L'Olive et Duplessis en prennent possession au nom de la Compagnie française des îles de l'Amérique, puis exterminent les Caraïbes avec beaucoup de cruauté. Les débuts de la colonisation sont difficiles, c'est ainsi que quatre Compagnies commerciales font faillite en tentant de coloniser l'île. En 1674, la Guadeloupe passe sous l'autorité directe de la couronne du roi de France et devient par la suite une dépendance de la Martinique.
Après des tentatives infructueuses des Anglais en 1666, 1691 et 1703, les Britanniques s'emparent de
la Guadeloupe en 1759 et la conserveront jusqu'en 1763 (traité de Paris). À partir de 1775, la Guadeloupe n'est plus rattachée à la Martinique mais reste sous l'autorité du gouverneur des îles du Vent. En avril 1794, profitant des troubles provoqués par la Révolution française, les Britanniques prennent à nouveau possession de l'île. Ils en seront chassés l'été suivant par Victor Hugues, un commissaire de la République, aidé pour cela par les esclaves auxquels il avait promis la liberté.
En 1802, Napoléon Bonaparte, alors premier consul, dépêche une expédition dans l'île afin de rétablir l'esclavage, mais après une défense héroïque, beaucoup de révoltés préférent se suicider plutôt que de se rendre.
Pendant la période des Cent-Jours en 1810, les Britanniques occupent de nouveau
la Guadeloupe. En dépit de la cession de Saint-Barthélemy à la Suède par le traité de 1813 et une invasion française en 1814, les Britanniques ne restituèrent la Guadeloupe à la France qu'en 1816 (traité de Vienne). Depuis, elle est restée sous souveraineté française jusqu'à nos jours.
Entre 1816 et 1825 une série de lois propre à l'île sont promulguées. Les institutions municipales voient le jour en 1837 et en 1848, sous la Deuxième République, l'esclavage est finalement aboli.
Le 19 mars 1946,
la Guadeloupe devient un département d'outre-mer.
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