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Les yeux mêmes les moins exercés pourront rapidement être frappés par le contraste architectural dans lequel baigne la ville.
On distingue en effet, une Pointe-à-Pitre moderne et une autre plus ancienne, dont l’ensemble des deux styles forme un tout hétéroclite. Cette anarchie architecturale livre à sa manière sa part d’histoire.
Elle relate la volonté d’un peuple qui après de nombreux sinistres (incendies, cyclones, séismes, choléra…) à du reconstruire dans l’urgence, avec les matériaux disponibles à ces moments là. C’est particulièrement l’incendie du 18 Juillet 1871 qui allait marquer un tournant décisif dans l’édification d’une Pointe-à-Pitre, telle que nous la connaissons actuellement.

Vue du Port de Pointe à Pitre
Musée Schoelcher
Comme bâtiments anciens vous pourrez découvrir l’exceptionnel
musée Schoelcher dédié à
Victor Schoelcher, figure incontournable de l’abolition de l’esclavage, 24 rue Peynier (face à l’institut « Espace Beauté »).
Inauguré le 21 Juillet 1887, à l’occasion de son 83ème anniversaire, ce bâtiment jaune au style colonial à été spécialement érigé afin d’accueillir une collection de sculptures offerte par ce dernier au Président du Conseil Général de la Guadeloupe d’antan.
Vous y trouverez une exposition permanente de moulages antiques, d’estampes, de porcelaines mais surtout des documents aussi incontournables que poignants sur l’abolition de l’esclavage en Guadeloupe.
Musée Saint-John Perse
Toujours dans le registre des grands monuments consacrés aux grands hommes qui ont fait l’histoire de la Guadeloupe, nous avons, 9 rue de Nozières, le
musée Saint-John Perse.
Structure datant de 1880, d’ossature métallique style Eiffel, elle est la propriété de la famille Darboussier jusqu’en 1960, en ce temps là connue sous l’appellation de « Villa Souques Pagès ».
Il fallut attendre 1987 avec la cérémonie du centenaire de sa naissance pour que la Villa Souques Pagès devienne un musée en l’honneur de Saint- John Perse.
Prix Nobel de Littérature en 1960, ce Pointois né Alexis Leger fut l’un des diplomates les plus imminents de la IIIème république. Il aura laissé derrière lui diverses œuvres dont « Eloges » et le recueil de poèmes « Amers ». De nombreux autres structures lui sont dédiées telles, le
centre Saint John Perse (fin rue Frébault face à « Passion Beauté »), le collège du même nom à Grand-Camp.
Site web pour en savoir plus sur Saint John Perse :
http://www.sjperse.org
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Maison où a grandi le poète Saint-John Perse |
Plaque de commémoration |
La place de la victoire

Pour les passionnés d’architecture, de manière plus générale autour de
la place de la Victoire vous pourrez apprécier les murs de la sous Préfecture (à droite du grand bazar« Forum Caraïbes »), l’ancienne demeure coloniale qui abrite l’
Office du Tourisme (Face au KFC), ainsi que la façade néo-classique du
cinéma théâtre la Renaissance ; première salle de cinéma de la Guadeloupe, bâtie au XXème siècle à l’emplacement d’une écurie.
Ne vous méprenez pas, malgré l’état d’abandon dans lequel il se voit plongé depuis des années, ce ciné théâtre demeure un monument cher aux Pointois.
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Cinéma la "Renaissance" |
La Sous-Préfecture de Guadeloupe |
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Office du Tourisme |
La Darse de Pointe à Pitre |
La Grande Place
«
La Grande Place », «
la Place Satine », «
la Place John Skinner » pour s’appeler enfin «
Place de la Victoire » espace vert occupant une superficie de 1 hectare. Témoin depuis des centenaires de la vie politique, culturelle et sociale de la Guadeloupe, elle abrite entre autre le buste de
Félix Eboué, un kiosque à musique, une aire de jeux…

Pour l’anecdote, parmi les arbres qui ornent la Place, des Sabliers symbole de la liberté ont été plantés sous l’influence de Victor Hugues afin de célébrer la victoire des sans culottes, la libération des esclaves et la fin de l’occupation anglaise. Sous cette même impulsion le port de la Darse fut rebaptisé Port de la Liberté.
Jusqu’à, il y a environ cinq ans, existait en face de la «
Place de la Victoire » une petite gare maritime dont les navettes « Brudey Frères », « L’Express »…assuraient la liaison pour Marie Galante, les Saintes, la Dominique…Ce qui, soit dit en passant, ne manquait pas de susciter aux heures de départs et d’arrivées une sacré pagaille : impossible de circuler dans le centre ville en voiture !
Actuellement, la gare a été déplacée pour se trouver sur la périphérie de
Pointe-à-Pitre.
Néanmoins, si vous venez tôt le matin, il vous sera possible d’acheter sur l’ancien quai, du poisson et autres produits de la mer, à bord des bateaux des pêcheurs fraîchement venus des quatre coins de l’île pour la joie de vos papilles.
Le marché aux légumes se trouvant juste a coté, il vous sera facile de trouver des citrons bien juteux pour l’assaisonnement ainsi que des figues vertes, racines, bananes pour l’accompagnement…
Derrière la Renaissance, à l’Est de la ville, au bout d’une laborieuse pente, direction Massabielle. Vous y trouverez une église aussi majestueuse que rayonnante l’ « Eglise de Massabielle ».
A droite de l’entrée principale du monument, après avoir dépassé les marchandes de fleurs et de bougies, vous distinguerez en contre bas un chemin qui mène à une chapelle communément appelée « Grotte de Massabielle » ou « Grotte à la Vierge » qui n’est ni plus ni moins que la réplique de la grotte Massabielle de Lourdes.
Nombreux sont ceux qui viennent rendre grâce à la vierge de la grotte qui à la réputation d’exaucer rapidement les prières.
Qu’on y croit ou pas, en l’espace d’un petit cierge vous partagerez là aussi un véritable moment culturel.
Centre ville de Pointe à Pitre
Un peu plus au centre cette fois, face au tribunal de
Pointe-à-Pitre (au niveau du magasin « Optique Legros »), se trouve l’immense basilique Saint-Pierre et Saint-Paul, classée monument historique en 1978. Edifiée au milieu du XIXème siècle avec les matériaux d’origine de l’église qui avant elle avait été démolie par un tremblement de terre, elle présente une façade d’inspiration néo-classique. Dans une logique anti-sismique, l’essentiel de son architecture repose sur une ossature métallique.
Son clocher, pas terrible par rapport au reste, sera posé qu’une vingtaine d’années plus tard.
C’est l’un des rares monuments à avoir traversé les heures les plus sombres de la ville sans vraiment s’abîmer.
Architecture révolutionnaire ou protection divine ? Chacun en fera son interprétation.
Au bas des marches de la basilique, «
Place Gourbeyre », se trouve une place appelée le « Marché aux Fleurs » qui est un vertigineux cocktail de fraîcheur, de couleurs et de senteurs. Pour l’église ou pour chez vous, sachez qu’il y a des fleurs pour tous les goûts et pour toutes les bourses : Des alpinias, des roses porcelaines, des roses, des œillets, chrisanthèmes…
Enfin, on ne peut prétendre parler de Pointe-à-Pitre sans faire, ne serait- ce qu’une fois allusion à notre célébrissime « Rue Frébault ».
Rue Frébault
Plus populaire que ses sœurs parallèles, la «
rue Nozière » qui donne sur La Poste et la « rue Schoelcher », la rue Frébault prend naissance à l’intersection du Boulevard Légitimus (cher aux Carnavaliers)/ Boulevard Chanzy, pour enfin se déployer sur des centaines de mètres.
Les commerces qui la longent appartiennent pour la grande majorité à des Syriens et des Libanais qui ont débarqué sur l’île au début XXème siècle.
On y trouve essentiellement du prêt-à-porter pour femmes et enfants, des magasins de chaussures, des bijouteries, des disquaires et bien évidemment des mètres et des mètres de tissus.
En ce qui concerne l’habillement des hommes, il faudra davantage chercher dans les rues parallèles et perpendiculaires, particulièrement la rue Nozières.
Produits de première nécessité, lubies, cadeaux…Un conseil, ne lésinez pas sur le marchandage, ces fins commerçants sont également connus pour être arrangeants.
De part et d’autre des trottoirs, vous vous laisserez surprendre puis enivrer par un étonnant panel de parfums d’encens : Coco mango, cerise, patchouli… Faîtes le tour des fragrances et des produits cosmétiques naturels que vous propose la communauté rasta.
Ou si vous désirez des produits d’un tout autre ton, rendez vous «
Au bonheur des dames » 49, rue Frébault. Saluez de notre part la longévité de cette entreprise familiale. Forte de son demi-siècle passé d’existence, ce fut aussi le premier magasin à vitrine de l’île, ce qui rappelons- le, créa l’évènement à l’époque !
Si vous n’êtes pas trop pressé, vous pourrez vous laisser séduire par les nappes, les draps de bain et dessous coquins que vous proposent les marchandes ambulantes d’origine Haïtiennes et Dominicaines.
Arrivé au niveau des magasins « Sport City » et « Mango, au moins 2 directions à prendre :
- Si vous allez encore tout droit, vous déboucherez sur le
centre d’affaires Saint-John Perse, vous y trouverez hôtel, restaurant, brasserie… mais surtout des boutiques de souvenirs. Cette concentration d’activité résulte du fait que des paquebots chargés de touristes accostent à quelques mètres.
- Si vous choisissez de ne pas aller plus loin, vous verrez sur votre droite le « Marché Saint-Antoine », appelé aussi « Marché aux Epices » dont l’accueil haut en couleur des marchandes n’a rien a envier au piquant de leurs produits ; ce qui inévitablement en fait un lieu tout en madras pour le plaisir de vos sens…
Il est possible que vous soyez intrigué par des lotions et poudres telles : « Ralé méné vini », « Voir moi seul », « Brise tout »… La culture magico religieuse est l’opium de nombreux guadeloupéens.
Pour prendre le bus, vous n’avez qu’à traverser et l’attendre devant le magasin « Haikel » (qui donne face à « City Sport »). Vous remarquerez très probablement la spécificité des couleurs des transports en commun appelés ici « cars ». Ces couleurs distinctes sont dues au fait que l’un et l’autre desservent des sections bien précises des communes limitrophes.
Le bus vert vous emmènera uniquement vers Grand Camp en passant par le Boulevard Légitimus. Au retour, il peut passer soit par le même chemin qu’à l’aller ou faire par Lacroix, mais de toutes les façons il vous ramène à Pointe-à-Pitre.
Renseignez-vous auprès du chauffeur.
Les autres vont au Raizet.
Quant au bus jaune faites bien attention de lire sur les vitres les lieux par lesquels ils passent. Vous attendrez généralement ces bus une dizaine de mètres plus bas, entre la Darse et le Place de la Victoire. Leurs destinations : Lauricisque, Fouillole, Blanchard et Bas du Fort.
Après avoir dépassé la Darse, puis le magasin « Forum Caraïbes » vous vous enfoncerez vers Carénage. Partie de Pointe-à-Pitre longtemps crainte par les Guadeloupéens puisqu’avec la fermeture de l’usine Darboussier (1er employeur début XXème siècle), ce quartier devint petit à petit le repère des reclus de la société au même titre que Boissard (face au CHU).
Vous y verrez tout un tas de « cases traditionnelles en bois », tantôt peintes en vert, en bleu, juste vernies ou encore agrandies à l’aide d’un tout autre matériau que celui d’origine.
De condition vétuste, il n’est jusqu’à ce jour pas rare de voir les habitants récupérer de l’eau dans un robinet commun. Qualifiée un temps de « Quartier Chaud », cette zone franche est en train de se développer pour devenir tout autre chose, et si aujourd’hui chaleur il y a c’est en découvrant les «
Espagnoles de Carénage» ou « Pangnol’ » au rythme du merengue que vrombissent les bars devant lesquels elles attendent…
Plus l’on s’approche de l’université des Antilles et de la Guyane (campus de Fouillole) et plus on y voit des immeubles, pour la plupart de type HLM.
Université de Fouillole
L’
Université de Fouillole à très bonne réputation dans la Caraïbe mais également sur l’hexagone et aux Etats-Unis. Il n’est pas rare de voir des étudiants de divers horizons terminer leur cycle d’étude ici.
Les matières enseignées sont le Droit, les Sciences Economiques et Sociales, STAPS, les Mathématiques…
Il faut reconnaître que pour faire des études le cadre est agréable, puisque située en bord de mer, les étudiants ont depuis leur salle de cours un très beau « vis-à-vis » sur la Marina.
Marina cadre unique : restaurants, glaciers et débuts de soirée, où il est aussi bon de se promener en couple ou en famille au gré de l’air marin où les bateaux de plaisance forment sous vos pas non chalands, une haie d’honneur.

Après avoir emprunté le rond-point Blanchard, vous apprécierez le confort de la Nationale 4, qui vous ramènera au centre de Pointe-à-Pitre.
Depuis la rocade, s’élevant parmi une nature dense et verdoyante, il est possible d’apercevoir l’immense tour du Centre Hospitalier Universitaire.
En cas de creux, ne tardez pas à venir découvrir une spécialité locale, une forme de sandwich : « le Bokit ». Il s’agit d’une pâte de farine que l’on laisse dorer dans de l’huile. La garniture la plus prisée : le Poulet. « Bokit au poulet ».
Pour les acheter, pas de magasins ou de restaurant. Vous les trouverez dans des véhicules adaptés à la restauration et ce à des emplacements bien précis.
Quelques adresses à Pointe- à- Pitre : Sur le Boulevard Légitimus devant la supérette « Boiripeau Service » (ses sandwichs à la viande sont tout aussi exquis), sur le Parking en face de l’ANPE, Boulevard Chanzy (perpendiculaire au Boulevard Légitimus avant la rue Frébault sur la droite) ou encore devant la sous Préfecture (Place de la Victoire).
Une fois 18h arrivées, Pointe-à-Pitre se vide pour devenir déserte aux alentours de 19 heures ; ce qui peut ne pas manquer de susciter chez celui qui débarque un sentiment d’insécurité. En revanche, le Samedi dès 12h, tous les rideaux des commerçants sont baissés et ce jusqu’au Lundi.
L’après-midi les passes- temps se font à destination du cinéma « Rex » rue René Watcher (5 salles plus de 6 films à l’affiche), du «
Centre des Arts et de la Culture de Pointe-à-Pitre », Place des martyrs de la liberté (spectacles, expositions temporaires d’arts, bibliothèque…) mais aussi sur l’incontournable « Place de la Victoire » où vos enfants profiteront pleinement de l’aire de jeux mis à disposition des familles.
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Cinéma "Rex" à Pointe à Pitre |
Centre des Arts et de la Culture |
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