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Il ne subsiste aujourd’hui que des ruines de l’édifice reconverti en centre d’activités culturelles. Au départ de Beauport, le
«Pays de la canne», vous livre une part d’histoire de la commune dans un contexte ludique- visite des plantations de cannes à sucre en train-. Soit une promenade d’environ 2h30. Habituellement, il y a deux départs par jour, cependant en période de vacances scolaires on compte un départ de plus – soit un le matin (10h) et deux l’après-midi (14h et 15h). Ouvert du Mardi au Dimanche.
L’industrie de la canne bien que prospère, n’a cependant pas contribué à faire de Port-Louis une ville dynamique et moderne. Les unités de productions désormais derrière elle, Port-Louis a tourné ses activités essentiellement vers la mer et ses dérivés
Village de pêcheurs avant tout, on ressent une forte volonté à ce que cette identité demeure et ce -s’il vous plait- dans le respect des traditions. Le «
Grand-Cul du Sac Marin», eau particulièrement poissonneuse, continue d’imposer la pêche comme vocation. Cette activité est ici un art qui éduque, fédère et rassemble toutes les générations. En remontant Rambouillet, il n’est pas rare de voir des jeunes, des moins jeunes et des vieillards – avec leur salako sur la tête - confectionner ensemble des nasses «Tombé Lévé».

Une bonne proportion de la population de pêcheurs est d’origine Saintoise (Les Saintes; îles de l’archipel guadeloupéen), d’où un accent que vous ne manquerez pas de discerner en achetant vos poissons à la «
Marina».
Commune agréable à vivre, propre et chaleureuse, elle a longtemps trainé du fait de ses espaces marécageux, une réputation de site à moustiques. Si cela à été vrai à une époque, il faut cependant surligner, que l’urbanisation à contribuer à faire reculer ce fléau… Mais par précaution,
après 18h00, étalez sur les parties les plus exposée de votre corps de l’anti-moustique. Inutile de vous recommander de fuir la «
Mangrove» en fin d’après-midi!
Pour ceux qui veulent déguster un bon court-bouillon de poisson ou encore un succulent blaff, vous ne trouverez pas mieux que Port-Louis. Si vous n’avez pas réussi à vous faire inviter chez une famille de pêcheurs, ruez- vous au restaurant le «
Poisson d’Or» (Plage du Souffleur). En vous y rendant, vous passerez sans doute sur
«le Pont des Morts». Ce pont- dit-on-, lors des enterrements, révélait l’appartenance sociale du défunt selon que le prête accompagnait le cortège funéraire au cimetière ou s’arrêtait juste avant le pont. Moyennant quelques sous supplémentaires, qu’on s’arrangeait généralement pour trouver. Le paraître n’est pas chose contemporaine aux Antilles!

Le Port de pêche
Plage du Souffleur: Plage idéale pour une excursion ou un camping en famille. Les cocotiers, flamboyants et carbets vous protègeront généreusement du soleil. Un terrain vague dans lequel s’improvisent des parties de pétanques ou de football contribuera à vous faire passer un fabuleux moment.

Le sable est fin et blanc. La mer est dégagée. Vous ne rencontrerez que très rarement algues, cailloux et roches… Soyez vigilants: le niveau de l’eau monte rapidement. Nous vous conseillons vivement de baigner vos enfants en bas âges sur la plage située après le cimetière. C’est là qu’une barrière de corail les protègera et vous tranquillisera...
A propos du «
Cimetière», La plage du souffleur est l’unique plage ou tranquille dans l’eau vous verrez passer un enterrement. Loin d’être «space», ça y rajoute un charme de plus à Port-Louis. Si le cœur vous en dit, en faisant un détour par le cimetière qui à la particularité d’avoir «les pieds dans l’eau», vous remarquerez immédiatement deux types de «monuments funéraires»: Des caveaux; un peu dans le style damier de Morne à l’eau; et des tombeaux ornés de conques à lambi, le tout dans le sable truffé de trous à crabes.

La Mairie
Le long de Rambouillet, un alignement de «
Réverbères», telle une haie d’honneur vous surprendra et vous ravira. Ils y sont depuis la première moitié du 20ème siècle et continuent à teinter les promenades les plus ordinaires en un véritable slalom à travers l’histoire de l’île.
L’église
«Notre Dame de la Visitation», abrite un «
Autel en marbre de Carrare» datant du 18ème siècle. Il a été sous la proposition de l’abbé François TOUBOULIE dédié à l’abolition de l’esclavage.
La place de l’église est à l’occasion de la fête patronale, le lieu de rassemblement. Tout comme la place
«Antilles»…
Outre l’église, on dénombre plusieurs chapelles dont notre «
Dame de la Piéta»- placée dans un moulin, elle partage son squat avec une antenne relais GSM –ça fait un peu choc des cultures!- La deuxième chapelle la plus visitée «
Démaré» (Pointe d’Antigue) est basée en pleine mangrove - Vierge désespérément esseulée à 18h00 -.
Après le cyclone de 1928, «
l’Hôtel de ville» a été reconstruit dans un style néoclassique. L’influence espagnole et italienne de ses concepteurs se fait largement ressentir. On était loin de ce qui se faisait à l’époque, notamment sous l’architecte Ali TUR... Même au 21ème siècle, ce monument prend des allures révolutionnaire et avant-gardiste.
Cependant, nous ne devons pas oublier que Port- Louis a été au 19ème siècle, le théâtre d’un bon nombre de sinistres et d’épidémies. «
La Croix de Rambouillet» (1865) érigée par les survivants, nous impose un devoir de mémoire…

La Croix de Rambouillet
Port-Louis fut jadis, très active dans la traite clandestine des esclaves. L’abolition de l’esclavage fit planer des vives angoisses sur les propriétaires des terres... C’est alors qu’ils firent venir des indiens pour une main d’œuvre à moindre cout. Port-louis, se trouve après Saint-François et Petit-Canal la troisième commune concentrant une forte communauté indienne. On peut quelques kilomètres avant le bourg, au niveau de «Ravine Gachet» apercevoir un bâtiment aux couleurs variées et vives: un temple indien. Il est, entre autre, le témoin d’une «survivance de l’inde» aux Antilles.

Enfin, le très controversé «
Marché Municipal» plus connu pour ses bals publics endiablés que pour la variété et la qualité de ses fruits et légumes. Demandez à un habitant de vous raconter les soirées «Typical»!
Exceptionnellement pour Port-Louis nous aurons 3 moments cultes:
- Se promener à bicyclette dans le bourg
- Pêcher à la ligne sur la pointe d’Antigues
- Danser sur le marché municipal: «Typical téni an cervolan – Yépa!» |